Double victoire sur les bassines, Milipol, Stérin, correspondances paysannes . . .
La lutte est faite de temps forts et de temps longs. Alors que nous n'avons pas appelé à une date nationale de mobilisation sur l'eau depuis le blocage du port de la Rochelle en 2024, le combat continue : désarmement de bassines, occupations d'administrations, rassemblements et manifestations régulières...Le modèle Bassines est en train de s'effondrer : département par département, de décisions de justice en retraits des assureurs, en passant par l'inflexion des politiques de l'eau. Dans la Vienne, le préfet lui-même a récemment reconnu la défaite de l'État qui avait cherché à imposer ce modèle. "L'acceptabilité sociétale n'est pas là" a-t-il déclaré le 6 octobre en conférence de presse. Comprenez : il y a eu trop de manifestations pour qu'on poursuive. Il est rare que les préfets fassent de tels aveux, alors nous ne boudons pas notre plaisir. Il annonce, outre la fin des méga-bassines, une baisse globale des prélèvements d'eau et le nécessaire "changement des pratiques agricoles", allant jusqu'à garantir qu'il interdirait toute irrigation alimentant "du maïs pour méthaniseur". Il se sent enfin obligé de préciser que "ce n'est pas une carte blanche à Bassines non merci". BNM, justement, poursuit son combat contre le vol de l'eau, même à travers les bassines plus petites que le préfet envisage maintenant d'autoriser. Les vidéos récemment publiées qui révèlent l'organisation délibérée de la violence policière qui s'est abattue à Sainte-Soline en faisant de nombreux blessés graves sont l'occasion de rappeler pourquoi nous avons marché ce jour-là. Et de se souvenir que face aux bassines, nous sommes en train de gagner.Aussi au menu de cette lettre d'infos, un appel à rassemblement de Guerre à la guerre au Milipol, un nouveau numéro de Correspondances paysannes, des actions contre Stérin et un projet de Surf Park.